
Soyons honnêtes, l’anglais est omniprésent ! Pas seulement dans les séries ou les chansons.
Il s’invite dans notre quotidien, jusque dans nos échanges professionnels.
Jetez un œil aux posts LinkedIn. Les termes comme « lead », « booster » ou « liker » sont partout.
Certains sont si bien intégrés qu’on ne les remarque même plus : « e-mail », « stress », « Week-end »… Ils font partie du paysage !
Alors, bonne ou mauvaise chose ?
Beaucoup de mots du quotidien ont une origine étrangère comme « zéro », « pizza », « spaghetti » ou « kayak ».
Ces emprunts se sont fondus dans notre langue sans pour autant lui nuire.
Sauriez-vous me donner un équivalent français de « badass » ?
Pas facile, hein ?
Certains mots se font une place parce qu’ils apportent une nuance que le français ne permet pas toujours.
Saviez-vous que les anglicismes « spoiler » et « scroller » sont d’origine… française ?
Au Moyen Âge, l’ancien français s’est imposé en Angleterre pendant près de trois siècles, influençant profondément l’anglais.
Aujourd’hui, près de la moitié des mots anglais ont une origine francophone !
Connaissez-vous ces anglicismes courants mais controversés ?
🔹 Contacter : calque de l’anglais « to contact ».
L’Académie française recommande plutôt « prendre contact (avec) » ou « entrer en contact ».
🔹 Impacter : dérivé de « to impact » qui signifie « influer sur ».
Son usage est toléré au sens plutôt négatif de « avoir un impact, une incidence », mais reste discuté.
🔹 Réaliser : au sens de « se rendre compte » ou « comprendre » est un anglicisme.
En français, ce verbe signifie « accomplir », « concrétiser » ou « exécuter ».
Ma vision ?
Parfois, l’anglicisme est le meilleur choix. D’autres fois, surtout dans un registre soutenu, privilégier le mot français est pertinent.
En tant que correctrice, l'essentiel est de questionner l'auteur sur ses choix sans imposer de règles strictes. Après tout, ses mots lui appartiennent.
Gérer les anglicismes est un art délicat, mais le dernier mot revient – toujours – à l’auteur !
Alors, faut-il bannir les anglicismes pour préserver la langue, ou les accueillir sans broncher ?
À vous d’en juger !
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