Contresens, malentendu ou ambiguïté

 

 

 

Que faire pour les éviter dans un écrit ?

En tant que correctrice, je vérifie d’abord que le vocabulaire utilisé est approprié. La langue française est pleine de subtilités, et on ne peut pas toutes les connaître. Le dictionnaire est donc un allié.

Ensuite, je dirais qu’il faut éviter les phrases trop longues et alambiquées, surtout si on ne manie pas les mots comme certains virtuoses. Ça peut vite devenir un cauchemar de se comprendre soi-même.

Est-ce suffisant ? Pas toujours.

Comme je le disais, notre langue nous réserve parfois des surprises, et il faut rester vigilant.

Prenons l’exemple de l’énantiosème. Un terme complexe pour un type de mots que l’on rencontre souvent sans le savoir.

L’énantiosème est un mot qui signifie une chose et son contraire, rendant parfois difficile de définir avec exactitude son sens dans une phrase. Le contexte devient alors indispensable à la bonne compréhension du propos.

 

« Je suis l’hôte (celui qui est reçu) de mon hôte (celui qui reçoit). »

Ici, il est facile de percevoir ce qui est exprimé, et il n’est donc pas nécessaire de préciser le contexte.

Dans d’autres cas, le sens à donner devra être clarifié. Le moindre doute peut conduire à l’incompréhension du propos, et le lecteur pourrait mal interpréter l’intention de l’auteur.

« Il a été remercié. »
Sans contexte, cette phrase peut être analysée de deux façons totalement différentes. On pourrait comprendre qu’il a été remercié pour sa gentillesse ou bien qu’il a été viré de son poste ! Ce n’est évidemment pas la même chose.

C’est un aspect fondamental de mon métier de correctrice.

Je suis garante d’un texte sans faute d’orthographe, bien sûr, mais je veille également à la clarté du message qui doit absolument être à l’image des choix de l’auteur et de sa manière de s’exprimer.

L’essentiel est d’éliminer toute ambiguïté involontaire, afin d’apporter clarté et précision au contenu corrigé.

Dans le doute, il est préférable de demander confirmation car le propos véhiculé appartient au rédacteur et il n’y a pas de place pour une interprétation hasardeuse.

Douter de tout, tout le temps, et vérifier tout, tout le temps, fait partie de mon quotidien.

Je suis au service de vos écrits afin qu’ils reflètent professionnalisme et crédibilité.

 

Belle journée !

 

 

Restez curieux et prêts à être surpris par la langue française !